Des logements jusqu’à 40% moins chers

Selon une étude menée en novembre 2019 par l’Office cantonal de la statistique, dans le secteur libre, le loyer moyen des logements en coopérative est entre 27 et 35% plus bas que dans les logements hors coopératives. L’écart est encore plus important pour les logements anciens (jusqu’à 42% moins cher). « Cela s’explique par le fait que les loyers des locataires-coopérateurs sont fixés de manière à couvrir uniquement les coûts, qui, en l’absence d’investissements importants, ont tendance à rester stables, voire diminuer. Par contre, les loyers hors coopératives sont au moins partiellement ajustés à la situation du marché lors d’un changement de locataire et ont ainsi tendance à augmenter au fil du temps »1.

Exemples:

Dans son immeuble construit en 1995 au chemin des Sports, la SCHG propose des logements non subventionnés de 4 pièces à 1478.–.

Le loyer moyen (non subventionné) d’un quatre pièces dans l’immeuble de la coopérative le Jet d’eau à la Voie Creuse construit en 1991 est de 1280.–/mois.

Dans l’immeuble de la Codha aux Vergers, les loyers des quatre pièces en HM-LUP, avant subvention sont de 1474.–/mois dans un immeuble dont les équipements et les espaces partagés à disposition des habitant-e-s sont hors du commun: mur de grimpe, serre, bibliothèque, salle de jeux pour enfants, chambres d’amis, terrasses partagées, fitness, saunas, salle commune etc…

[1] Informations statistiques n°22 de novembre 2019, Office cantonal de la statistique (OCSTAT)

Une gestion démocratique pour des logements sans but lucratifs

Dans les coopératives d’habitation, les principales décisions sont prises par les membres lors d’Assemblées générales où chacun dispose d’une voix. Dans certaines coopératives, les futurs habitant-e-s participent aux décisions en amont de la réalisation des immeubles et peuvent ainsi participer aux choix typologiques, de matériaux, d’équipements, d’aménagements des espaces intérieurs et extérieurs de leur future habitation. Les coopératives ne poursuivent aucun but lucratif. Les loyers encaissés par les coopératives ne servent qu’à couvrir les coûts de construction, d’aménagement et d’entretien des bâtiments. Ces logements sont donc durablement soustraits à toute logique spéculative ce qui les protègent contre les augmentations de loyer.

Exemples:

  • Dernièrement, le Conseil d’administration a proposé à leurs coopérateur-trice-s de… baisser leurs loyers! Ce qu’ils et elles ont volontiers accepté en Assemblée générale
  • Dernièrement, le Conseil d’administration a proposé à leurs coopérateur-trice-s de… baisser leurs loyers! Ce qu’ils et elles ont volontiers accepté en Assemblée générale
  • Salle de sport ou de musique? Grands appartements et petite salle commune ou l’inverse? Parquet ou carrelage? Structure bois ou béton? Et qu’est-ce qu’on met en toiture? Panneaux solaires, prairie, potager ou terrasse commune? Arbres fruitiers ou terrain de pétanque? Dans les coopératives participatives, les coopérateurs peuvent participer aux choix lors de la conception de leurs futurs logements. 

Des constructions 
écologiques

Bâtiments énergétiquement autonomes, choix des matériaux de construction, gestion des déchets, solution de mobilité partagée, aménagements extérieurs favorables au développement de la biodiversité, les coopératives d’habitation ne manquent pas de créativité pour imaginer des solutions qui limitent l’impact de la construction sur l’environnement.

Exemples:

  • Dans son immeuble de la rue Soubeyran, la coopérative Equilibre a installé un système d’épuration des eaux usées in situ. Une série de filtres biologiques à lombricompostage situés sous le jardin permettent d’épurer ces eaux noires. Celles-ci rejoignent ensuite les eaux grises (douches, cuisines, etc…) dans un filtre à sable situé en partie inférieure pour enfin, une fois totalement épurées, compléter les eaux de toiture dans une cuve de récupération d’eaux de pluie de 20’000L. Les chasses d’eau de l’immeuble seront alimentées par cette cuve, assurant ainsi le principe d’un circuit fermé.
  • L’immeuble de la coopérative Equilibre à Cressy ne compte aucune place de parking. Les coopérateur-trice-s ont pris l’engagement de renoncer à la voiture individuelle et se partagent un nombre réduit de véhicules. 
  • L’immeuble de la coopérative CODHA aux Voirets est le premier immeuble du canton labelisé Minergie ECO, ce qui lui a valu le prix cantonal du développement durable et le prix solaire fédéral en 2007.
  • L’immeuble de la Codha au chemin du Pommier construit en 2010 ne consomme que 30kWh/m2, l’équivalent de la consommation de 2 villas individuelles, pour… 36 logements ! Les façades «lucido», dites actives, sont composées de lamelles de bois et de plaques de verre. Par effet de serre, elles pré-chauffent le bâtiment à l’énergie solaire, diminuant ainsi ses besoins en énergie.
  • L’immeuble de la Codha dans l’Eco-quartier Jonction comprend 500m2 de potager en toiture, une serre et une cuisine-pergola extérieure. Le tout est complété par une cour intérieure munie de bacs de «comestibles»: thym, romarin, laurier et figuier.
  • L’immeuble de la coopérative Polygones aux Vergers (Meyrin) est le premier immeuble du canton à obtenir à la fois les certifications Minergie A, P et ECO. Cela signifie que cet immeuble est à la fois auto-suffisant en énergie, très bien isolé, très efficace dans sa consommation d’énergie et respectueux des habitants et de l’environnement.
  • Dans son projet de construction dans le quartier de la Chappelle-Les-Sciers (Plan-les-Ouates), la coopérative La Bistoquette prévoit une construction qui allie du bois suisse, des murs porteurs en terre coulée d’excavation et une isolation en paille fournie par les paysans genevois. 
  • L’immeuble de la coopérative la Ciguë dans le quartier des Vergers (Meyrin) est le premier bâtiment de logements réalisé en ossature métal bois en Suisse. En complément du squelette primaire en acier, tous les éléments de remplissage – planchers, façades – sont fabriqués en bois d’origine suisse, dont le bilan est neutre en CO2.
  • Dans le quartier des Vergers à Meyrin, les coopératives Voisinage, Les Ailes, La Codha, Polygones, la Ciguë et Equilibre ont joué un rôle moteur dans la vaste démarche participative qui a été initiée pour conceptualiser, réaliser et animer ce quartier. Ce nouvel écoquartier a été conçu pour être 100% piéton en surface. Libéré des voitures, les espaces publics peuvent alors accueillir de vastes espaces largement végétalisés, des potagers et un poulailler. 

Une architecture innovante qui répond à tous les besoins

Étudiants et jeunes adultes, familles monoparentales ou recomposées, enfants qui grandissent et souhaitent plus d’autonomie, les besoins des ménages évoluent et les coopératives d’habitation élaborent des solutions innovantes pour y répondre. Grandes colocations pour étudiant-e-s, clusters (appartements collectifs avec parties «privées»), parois amovibles pour diversifier l’usage des pièces, pièces indépendantes du logement principal pour y aménager un espace de travail ou y installer un jeune adulte ou un proche devenu dépendant; voici un aperçu des dernières réalisations des coopératives en matière de nouvelles typologies et de créativité architecturale.

Exemple:

  • L’immeuble de la Codha au chemin Rigaud (Chêne-Bougerie) est le premier du canton à proposer des appartements «clusters» composés de trois «suites» privatives (chambre, salle de bain et kichenette) et d’un très grand salon-cuisine-salle à manger partagé par les habitant-e-s. 
  • L’immeuble de la Ciguë aux Vergers (Meyrin) comprend 6 collocations d’étudiant-e-s de 10 à 15 pièces en duplex et 4 logements de 3.5 pièces pour des couples d’étudiant-e-s avec enfants. 
  • Dans l’immeuble de la coopérative Coprolo à Cressy, des cloisons mobiles, des armoires «déplaçables», des espaces de dégagement et de rangement importants ont été prévus pour faciliter une appropriation variable selon les besoins et les divers modes de vie des habitants.

Des immeubles
conviviaux

Attaché à construire des immeubles où il fait bon vivre et qui favorisent la création de liens sociaux et d’échanges entre voisins, les coopératives d’habitation font la part belle aux espaces communs, intérieurs comme extérieurs. Salles communes, terrasses, larges paliers et coursives, salles de jeux, de sports, de lecture, de musique, ateliers de bricolage, «ressourceries» et garde-mangers communs, potagers et jardins ou encore aires de jeux sont autant de lieux que les habitant-e-s peuvent s’approprier et qui enrichissent la vie dans ces immeubles.

Exemples:

  • Les deux immeubles «jumeaux» construits par les coopératives Codha et Voisinage dans le quartier des Vergers (Meyrin) ne proposent pas moins de 10 locaux communs dont un mur de grimpe, une serre, une bibliothèque, une salle des fêtes, une salle de jeux pour enfants, 6 chambres d’amis, quatre buanderies débouchant sur de grandes terrasses, un fitness, deux saunas et une salle commune équipée.
  • Enfants, nous en avons rêvé… la Codha l’a fait. Dans l’immeuble de l’Eco-quartier Jonction, un toboggan permet de descendre du potager installé sur le toit dans la cour intérieure de l’immeuble. 
  • Dans l’immeuble de la coopérative Polygones aux Vergers (Meyrin), des petites «alcôves» que les habitant-e-s ont pu collectivement aménager au gré de leurs besoins et leurs envies ont été conçues sur chaque palier. Dans l’entrée, les couloirs et les paliers de l’immeuble de la coopérative Equilibre à Soubeyran, les habitant-e-s ont choisi de poser du paquet afin que chacun se sente «comme à la maison» dans tout l’immeuble. 
  • Dans son immeuble des Ouches construit en 2004, la Codha a opté pour des «balcons-coursives» qui parcourent toute la longueur du bâtiment sans cloisons entre les logements. Les voisins qui se tiennent sur leurs balcons sont ainsi invités à échanger entre eux. Ces «balcons-coursives» sont devenus la signature de la Codha et se retrouvent dans les immeubles des Voirets, du Pommier ou de la Jonction. 

Des quartiers animés et vivants

Conscientes du rôle qu’elles ont à jouer dans la création de quartiers vivants, les coopératives d’habitation prennent soin de créer des arcades et espaces au rez-de-chaussée qui amènent de la vie dans le quartier. Que ce soit par l’attribution de ces locaux à des petits commerces de proximité ou à des activités à plus-values sociale et environnementale, ou en créant des espaces communs ouverts aux habitant-e-s de l’immeuble et du quartier, les coopératives contribuent ainsi à dynamiser et améliorer la qualité de vie dans les quartiers.

Exemple:

  • Les coopératives implantées dans le quartier des Vergers (Meyrin) ont créé une Fondation Qualité de vie de Quartiers (FQVQ) qui permet de financer les projets collectifs des habitant-e-s du quartier. 
  • Aux Vergers toujours, les coopératives se sont entendues pour accueillir dans leurs locaux en rez-de-chaussée différentes activités autour de l’alimentation de proximité qui permettent de concrétiser l’ambitieux projet «de la fourche à la fourchette». Ainsi les produits agricoles cultivés dans et à proximité du quartier sont transformés grâce aux ateliers de transformation in situ, vendus dans le supermarché participatif paysan (La Fève) ou consommés à l’Auberge des Vergers. Un excellent exemple de circuit court. 
  • Les coopératives ne recherchant pas de rendement, celles-ci peuvent attribuer leurs surfaces commerciales à prix abordables pour des activités à plus-values sociale et environnementales comme des associations (Chambre de l’économie sociale et solidaire à l’Eco-quartier Jonction), des infrastructures publiques (une crèche dans l’immeuble Rigaud à Chêne-Bougeries) ou des petits commerces locaux (restaurants, cafés, fleuristes, coiffeurs).

Une contribution à la construction d’une ville durable

La pénurie de logements qui sévit à Genève depuis plus de deux décennies rend la recherche d’un logement de plus en plus difficile et engendre une forte hausse des loyers. Pour pouvoir loger une population en augmentation, de nombreux logements devront être construits ces prochaines années. Or, l’impact de la construction sur notre environnement préoccupe de plus en plus la population. Pour y répondre, les coopératives s’engagent à conjuguer l’impératif de production de logements à celui d’un développement urbain plus qualitatif et écologique.

Exemples:

  • L’immeuble de la Codha au chemin du Pommier (Grand-Saconnex) construit en 2010 ne consomme que 30kWh/m2, l’équivalent de la consommation de 2 villas individuelles, pour… 36 logements! On constate donc que la densification s’avère plus écologique.
  • L’aménagement de toitures végétalisées, de plantes grimpantes en façade, de potagers urbains ou de prairies sèches qui se retrouvent dans de nombreux projets de coopératives contribuent à créer des «îlots de fraicheur» et favorise le développement de la biodiversité. 
  • Les membres de la coopérative Equilibre s’engagent à renoncer à la voiture individuelle. Moins de voitures veut évidement dire moins de pollution mais aussi moins de parkings au profit de l’autopartage. Cela permet de libérer de l’espace pour d’autres types d’activités, et augmenter les espaces de plantation en pleine terre. Une opportunité de planter des grands arbres et de lutter contre les îlots de chaleur. 

Pour découvrir plus en détails quelques réalisations menées par des coopératives ces dernières années, rendez-vous sur le site du concours Label_Co.

Organisé par le GCHG: